Tour d’horizon des pratiques : cas concrets et témoignages bretons
Pour se faire une idée concrète, direction la presqu’île de Rhuys(Morbihan). Là, le tout jeune Domaine de Bellevue cultive Solaris, Pinot Gris et Souvignier gris sur à peine 2,5 hectares. Leur cuvée “Dune” (100% Solaris) sort en pressurage direct chaque millésime, sans macération, pour préserver éclat et tension. Résultat ? Un vin citronné, d’une fraîcheur éclatante, taillé pour l’apéritif ou les huîtres locales. Un must pour ceux qui cherchent à redéfinir le blanc breton !
Plus au nord, près de Saint-Malo, le Domaine du Vieux Pressoir mêle Pinot Noir et Muscaris pour élaborer un rosé pâle. Ici aussi, le pressurage direct est privilégié, surtout lors d’années fraîches ou quand la mûrir n’est pas suffisante. Mais lors de 2022, année plus solaire, le domaine a opté pour une macération pelliculaire rapide (4-5h), histoire d’obtenir plus d’intensité aromatique et une couleur plus profonde.
Témoignage marquant également du côté du Domaine Les Chemins de Sève (Côtes-d’Armor), où l’on mise sur une fermentation spontanée du jus de Solaris, issu d’un pressurage direct, avant un élevage sur lies fines. Les résultats : un profil énergique, aux notes d’agrumes, de pomme Granny, avec une bouche saline — reflet du terroir granitique, mais jamais au prix d’un vin maigre.